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Séminaire HiPhiS – Histoire et Philosophie des Sciences
Cycle 2017 : « Causes, Fondements, Origines »

Environ une conférence par mois – les mardis de 17h30 à 19h30 – accès libre

Prochaine conférence mardi 26 septembre à 17h30, UM amphi de Polytech :

Cédric Moreau de Bellaing (sociologue des sciences politiques, ENS Paris, EHESS),
  Identifier des causes et des origines : réflexions sociologiques à partir d’objets policiers et sécuritaires


6e Journée Épistémologie de l’UM « Les positivismes »

Mardi 30 et mercredi 31 mai 2017
UM FdE, amphi H – accès libre

Conférences de : Jean Dhombres, Annie Petit, Mélika Ouelbani | communications invitées et table ronde par : Carlos Miguel Herrera, Anastasios Brenner, Aurélien Barrau | Communications affichées

Présentation

Qu’est-ce que l’épistémologie ?

L’épistémologie est un domaine de recherche qui vise à comprendre la manière dont les connaissances scientifiques sont constituées, et ce, en examinant les méthodes employées (formalisation, expérimentation, modélisation, simulation numérique, traitement statistique des données…), ainsi que l’influence respective de différents facteurs (hypothèses, exigences et choix des scientifiques, contraintes empiriques, pratiques et savoir-faire dans les laboratoires, contexte social et économique…). L’épistémologie s’appuie sur les méthodes et les résultats de plusieurs domaines des sciences humaines et sociales : l’histoire des sciences, la philosophie des sciences, la sociologie des sciences ou encore les sciences cognitives.

À quoi sert l’épistémologie dans notre université ?

Aux chercheurs, l’épistémologie apporte un éclairage sur leur travail d’élaboration de nouveaux modèles ou théories, en leur offrant une mise en perspective critique des méthodes employées, en questionnant le statut accordé aux résultats de l’expérimentation (ou du calcul), aux concepts forgés et aux hypothèses adoptées, et en resituant leurs travaux dans des filiations ou dans des ruptures.

Pour les enseignants en/de sciences, l’épistémologie leur permet de se défaire de l’illusion de transparence ou d’évidence des objets de savoir, de prendre conscience de leur origine et de leur statut. Elle nourrit ainsi la réflexion sur nos modes d’enseignement et ouvre des pistes pour les améliorer. À ces égards, l’épistémologie constitue depuis une quarantaine d’années une composante essentielle des recherches conduites en didactique des disciplines scientifiques.

Pour les étudiants des disciplines scientifiques, une initiation à l’épistémologie permet de resituer les connaissances scientifiques dans l’histoire et par rapport aux autres savoirs, mais aussi de s’émanciper d’une vision naïve des sciences comme productrices de savoirs certains et neutres, et dont la signification serait indépendante de leur contexte de production.

Enfin en ce qui concerne les relations entre la science et la société, l’épistémologie peut être mobilisée avec profit pour penser les questions de la diffusion et de la communication des savoirs scientifiques, mais aussi pour aborder les problématiques liées aux choix scientifiques et techniques, notamment au sujet des questions scientifiques socialement vives (OGM, nanotechnologies, gaz de schistes…).

Les choix que nous faisons dans nos travaux de recherche et dans nos enseignements, ainsi que dans nos actions de diffusion et de communication dépendent en partie de nos présupposés épistémologiques, mêmes si ceux-ci restent bien souvent implicites. Les travaux de recherche en épistémologie peuvent ainsi contribuer à éclairer nos choix et à motiver certaines de nos décisions.

Pourquoi des Journées ?

À l’Université de Montpellier, l’épistémologie est présente à la fois comme domaine de recherche et comme domaine d’enseignement et de formation, mais elle reste encore peu visible pour la majorité des acteurs de l’université. Organisées depuis 2012 à l’UM2 sous le patronnage de l’UFR Faculté des Sciences, les Journées Épistémologie ont pour objectif d’améliorer cette visibilité. Depuis la création en 2015 de l’Université de Montpellier (fusion avec l’UM1), ces journées sont désormais nommées les Journées Épistémologie de l’Université de Montpellier.

L’objectif de la 6e Journée Épistémologie UM – Les positivismes

Après avoir examiné les relations de l’épistémologie avec la didactique (2014), les modèles (2015), puis la complexité (2016), cette sixième Journée Épistémologie s’intéresse à la variété des positivismes.

Les liens entre les sciences et le positivisme relèvent de l’évidence. Le « positivisme » est apparu au XIXe siècle, à une époque où l’on assiste à une volonté de rationaliser tous les domaines de la société en appui sur les savoirs scientifiques, et ce y compris dans des domaines qui, jusque là, avaient échappé à son emprise à l’instar de celui des valeurs. Il nous paraît utile de rappeler ici la périodisation qu’Auguste Comte, fondateur et figure emblématique du positivisme, établissait dans l’histoire de la pensée : après l’âge religieux auquel succéda l’âge métaphysique, le philosophe annonçait au XIXe siècle l’avènement de l’âge positif auquel accédait enfin l’Humanité en substituant la science, pour comprendre le monde, à toute autre mode d’explication et de représentation. Voici l’âge, selon Auguste Comte, où l’homme s’intéresse au « comment » et non plus au « pourquoi » des phénomènes, comme si l’étonnement philosophique devait céder la place à l’étonnement scientifique.

On peut raisonnablement faire l’hypothèse que cet « avènement de l’âge de la science » n’est pas envisagé de la même manière selon qu’on est philosophe, sociologue, juriste, historien, mathématicien, physicien, biologiste ou économiste. Le positivisme d’Auguste Comte n’est pas celui de Léon Duguit, ni celui de Hans Kelsen, ni même encore celui d’Ernst Mach ou du Cercle de Vienne. Nous tenterons dans le cadre de cette rencontre d’éclairer la question des points de divergence et de convergence entre les différents positivismes. Entre ces différentes traditions, un point de convergence réside dans une commune conception moniste du monde : tandis que les arrière-mondes, ceux à la recherche desquels l’homme est conduit à se poser des questions métaphysiques, ne doivent plus susciter l’intérêt du savant, le regard scientifique ne doit porter que sur un seul monde, celui dont on peut faire l’expérience. La science résout des énigmes dénuées de toute transcendance et apaise l’étonnement en expliquant le déroulement des phénomènes ; elle n’apporte pas de réponse à la question de ce qu’est leur essence intime. Pour autant, il est vraisemblable que les différents positivismes tirent de cette posture des conclusions éthiques et philosophiques diverses.

Cette rencontre se donne pour objectif de mettre en évidence la diversité des positivismes, et d’interroger leurs héritages dans les sciences d’aujourd’hui.

La Journée se déroulera en fait sur deux demi-journées, l’après-midi du 30 mai et la matinée du 31 mai. Elle s’articulera autour de plusieurs conférences plénières, de communications invitées et table ronde sur les positivismes dans les sciences d’aujourd’hui, et de communications affichées.

Cette journée est ouverte à toutes les personnes intéressées (chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants, enseignants du secondaire et du primaire…).


Voir dans ce site :

6e Journée Épistémologie : programme et détails

Appel à communications affichées pour la journée des 30–31 mai (soumissions avant le 1er mai)

Archives Journées Épistémologie :1e Journée (UM2, juin 2012) | 2e Journée (UM2, juin 2013) | 3e Journée (UM2, mai 2014) | 4e Journée (UM, juin 2015) | 5e Journée (UM, juin 2016).


Fichiers à télécharger :

pdfFlyer de la 6e Journée Épistémologie – PDF552.2 Ko

pdfAppel à communications affichées 2017 – PDF155.4 Ko

jpgAffiche 6e Journée Épistémologie A4 haute résolution – JPG978.0 Ko

pdfPanorama 2012 des enseignements d’épistémologie proposés à l’UM2 – PDF231.5 Ko