HiPhiS

HiPhiS – Histoire et Philosophie des Sciences

Prochaines conférences HiPhiS (cycle 2018 : « Les controverses, moteur intellectuel du progrès scientifique »)

Mardi 11 décembre 2018 à 17h30, UM UFR Droit, amphi 201 – Cliquer sur l’affiche pour plus d’informations

HiPhiS 2018-12-11M – R. Ponsard

Conférences à venir

(menu « Conférences »)
Détails du programme…

Les conférences commencent à 17h30 sauf mention contraire ; les lieux et détails sont annoncés dès que possible.


Mardi 11 décembre

 Régis Ponsard,
Université de Reims / EHESS
Les “grandes controverses scientifiques” du droit public français : qu’est-ce qu’adopter une attitude scientifique ?


[reprogrammation]
Mardi 15 janvier 2019

 Steeves Demazeux,
Université Bordeaux-Montaigne
Les controverses autour du DSM



Prochain cycle HiPhiS en 2019

 sur le thème « Représentations, analogies, abstractions »
(programme en préparation)


 

Présentation du séminaire HiPhiS

  Créé en 2009 et porté par les Universités montpelliéraines et la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier, HiPhiS est un séminaire inter-universitaire de vulgarisation de haut niveau sur la science contemporaine, qui vise à attirer l’attention de l’ensemble de la communauté universitaire (enseignants et étudiants) sur l’intérêt interdisciplinaire et les enjeux philosophiques des recherches accomplies dans les équipes et les laboratoires de nos universités, ainsi que dans la communauté scientifique internationale. En définitive, il s’agit de rencontres où les regards sont croisés, en prise directe avec les problèmes qu’affrontent les diverses disciplines et avec le grand espoir – fondé par Dominique Lecourt dans son rapport au Ministre concernant l’enseignement de la philosophie des sciences – que si l’on prend soin d’analyser philosophiquement l’histoire des conceptions, théorisations et formalisations dont ces problèmes portent la trace, ce questionnement s’avèrera utile à la recherche elle-même.

Le séminaire compte une dizaine de séances par an au rythme d’une par mois environ, organisées autour d’un thème fédérateur annuel. Chaque rencontre d’environ deux heures comporte 1h30 d’exposé, suivi de 30 minutes de débat.

HiPhiS est soutenu par l’Université de Montpellier (UM), l’Université Paul-Valéry-Montpellier (UPVM), la COMUE Languedoc-Roussillon Universités (anciennement PRES Sud de France), et l’IREM de Montpellier.

Coordination :

Delphine Bellis (UPVM UFR Philo), Laurent Boiteau (CNRS / UM), Thomas Hausberger (UM Fac des Sciences), Thierry Lavabre-Bertrand (UM Fac de Médecine).

Comité scientifique :

Manuel Bächtold, Delphine Bellis, Laurent Boiteau, Isabelle Busseau, Vincent Devictor, Alexandre Dézé, Muriel Guedj, Thomas Hausberger, François Henn, Jean-Paul Laurens, Thierry Lavabre, Alain Marciano, Henri Reboul, Christian Retoré, Jean Sallantin, Alexandre Viala.
Anciens membres : Anastasios Brenner, Hélène Hagège, Pascal Nouvel, Jean-Philippe Pin.

Conception graphique des affiches : Jean-Baptiste Brisson, Thomas Hausberger, Laurent Boiteau.


Pour recevoir par courriel les annonces des prochaines conférences :

Abonnez-vous à la liste de diffusion HiPhiS en cliquant ici (crée un message dans votre client courriel), ou envoyez un courriel depuis l’adresse à abonner, à avec pour sujet "subscribe HiPhiS" (laisser le corps du message vide). Liste de diffusion hébergée par l’Université de Montpellier.

 


Thème du cycle HiPhiS en cours : « Les controverses, moteur intellectuel du progrès scientifique » (2018)

  Si le fait d’argumenter en faveur d’une théorie ou d’une autre fait partie intégrante de l’exercice de la science, les tensions que suscite l’argumentation prennent parfois la forme de disputes, de controverses ou de polémiques qui agitent la sphère savante, voire au-delà se déploient sur la place publique, relayées par les médias autour d’enjeux de société. Les controverses permettent alors de se déprendre d’une vision trop positiviste de l’activité scientifique, en faisant surgir les aspects artificiels et conventionnels des pratiques et croyances qui l’accompagnent, à l’instar de toute activité humaine/sociale.
  Mais la fonction de la controverse ne saurait se limiter à cet aspect démystificateur : par les avancées scientifiques qui résultent des débats qu’elle donne à voir, la controverse peut s’envisager comme un moteur intellectuel du progrès scientifique. Nous nous proposons ainsi d’observer et de rendre compte, dans la pratique scientifique, du fonctionnement de ces controverses et des enjeux épistémologiques et axiologiques qu’elles portent, notamment dans l’émergence de nouveaux paradigmes.
  En définitive et au-delà de la vaine polémique ou des surexpositions médiatiques, ce nouveau cycle annuel HiPhiS souhaite mettre en lumière ce que la controverse peut avoir de fructueux, en montrant à travers plusieurs exemples, récents ou anciens, empruntés aux différents champs scientifiques, comment l’affrontement d’idées ou de paradigmes opposés peut déboucher sur une avancée significative des connaissances scientifiques — sans négliger les cas où les disputes restent ouvertes, voire impossibles à trancher.

Voir le programme…


Thème du prochain cycle HiPhiS : « Représentations, Analogies, Abstractions » (2019)

  La notion de représentation permet d’interroger le statut de l’objet scientifique et des modalités selon lesquelles on le donne à voir dans la pratique scientifique elle-même. S’agit-il d’un double du réel ? S’agit-il d’une idéalisation ? S’agit-il d’une abstraction ? La représentation nous donne-t-elle accès à ce qui échapperait autrement à la perception sensible (représentation d’atomes, de molécules, etc) ? Ou s’agit-il de donner à voir ce qui relèverait en principe du pur concept (statut des objets mathématiques par exemple) ? En sciences, la réalité ne se réduit pas à des représentations donnant lieu à des preuves formelles, pas plus qu’elle ne se réduit à des manifestations donnant lieu à des preuves empiriques. Mais comment raisonner de manière correcte sur des objets qui ne sont pas toujours parfaitement déterminés ? Comment se représenter ce qui en eux n’est pas encore connu ?
  Si les représentations renvoient plutôt aux objets de la science, à leur rapport au réel, au rôle de la sémiotique, etc, de leur côté l’analogie et l’abstraction renvoient aux méthodes de la science, à ses modes de raisonnement : abstraire, c’est isoler des aspects communs à différentes situations (en s’extrayant des contextes) de façon à établir des résultats généraux et permettre des unifications. Les analogies permettent le transfert de méthodes et d’intuitions d’une situation ou d’un domaine vers un autre, alors que l’application de ces méthodes ou intuitions aurait pu ne pas être considérée comme légitime a priori mais peut se révéler particulièrement féconde d’un point de vue heuristique ; ainsi, Maxwell s’était-il explicitement inspiré des équations de la mécanique des fluides pour formuler ses lois de l’électromagnétisme.
  Or, de même que la construction de représentations mobilise (parfois implicitement) des processus d’abstraction ou d’analogie (cf. la représentation de molécules sous formes de balles reliées par des ressorts), de même ces dernières peuvent-elles rarement se passer de représentations des objets sur lesquelles elles opèrent. Un des problèmes qui peuvent se poser est alors celui de la distorsion ou de l’éloignement par rapport au réel ou aux conditions concrètes que ces procédures et représentations sont susceptibles d’introduire. En théorie du droit par exemple, on distingue le contrôle concret ou abstrait des normes, le second consistant à appréhender la norme sans considération de ses conditions d’application. Ainsi le contrôle de constitutionnalité des lois est dit abstrait — une qualification récemment remise en question dès lors qu’on ne peut plus juger les lois indépendamment de leur interprétation par un magistrat, spécialement depuis l’avènement en 2010 de la question prioritaire de constitutionnalité.

Programmation en préparation…


Thèmes des cycles HiPhiS précédents (menu « Archives »)

– 2009–2010 : Langages scientifiques, Langages éthiques (11 conférences)
– 2010–2011 : Objectivité, subjectivité (7 conférences)
– 2012 (printemps) : intermède (3 conférences)
– 2012–2013 : Relations et relativisme (6 conférences)
– 2014 : La fiction et la science, éternels ennemis, éternels complices (7 conférences)
– 2016 : Simplicité, complexité, globalité (10 conférences)
– 2017 : Causes, fondements, origines (10 conférences)