HiPhiS

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Les conférences HiPhiS du cycle 2019 seront annoncées sur le nouveau site.
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HiPhiS – Histoire et Philosophie des Sciences

Prochaines conférences HiPhiS (cycle 2019 : « Représentations, Analogies, Abstractions »)

Détail des conférences dans le nouveau site (cliquer sur l'affiche)

Détails de la prochaine conférence

Conférences à venir

(menu « Conférences »)
Détails du programme…

Les conférences commencent à 17h30 sauf mention contraire ; les lieux et détails sont annoncés dès que possible.


Mardi 21 mai 2019

 Guillaume Tusseau,
Sciences-Po Paris
Distinction entre contrôle concret et contrôle abstrait des normes : de la dichotomie à la nébuleuse


Mardi 11 juin 2019

 Anouk Barberousse,
Sorbonne Université, Paris
Les expériences de pensée scientifiques : abstraction, généralité, narration


Mardi 25 juin 2019

 Emmanuel Sander,
Universités de Genève & Paris 8
(sciences cognitives – titre non communiqué)


Mardi 17 septembre 2019

 Jean-Paul Van Bendegem,
Vrije Universiteit Brussel (BE)
(philos. mathématiques – titre non communiqué)


Mardi 12 novembre 2019

 Jean-Pierre Marquis,
Université de Montréal (CA)
(logique/philos. mathématiques – titre non communiqué)


Mardi 26 novembre 2019

 Liesbeth De Mol,
CNRS / Université Lille 1
(épist. logique/informatique – titre non communiqué)


(suite du programme en préparation)


 

Présentation du séminaire HiPhiS

  Créé en 2009 et porté par les Universités montpelliéraines et la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier, HiPhiS est un séminaire inter-universitaire de vulgarisation de haut niveau sur la science contemporaine, qui vise à attirer l’attention de l’ensemble de la communauté universitaire (enseignants et étudiants) sur l’intérêt interdisciplinaire et les enjeux philosophiques des recherches accomplies dans les équipes et les laboratoires de nos universités, ainsi que dans la communauté scientifique internationale. En définitive, il s’agit de rencontres où les regards sont croisés, en prise directe avec les problèmes qu’affrontent les diverses disciplines et avec le grand espoir – fondé par Dominique Lecourt dans son rapport au Ministre concernant l’enseignement de la philosophie des sciences – que si l’on prend soin d’analyser philosophiquement l’histoire des conceptions, théorisations et formalisations dont ces problèmes portent la trace, ce questionnement s’avèrera utile à la recherche elle-même.

Le séminaire compte une dizaine de séances par an au rythme d’une par mois environ, organisées autour d’un thème fédérateur annuel. Chaque rencontre d’environ deux heures comporte 1h30 d’exposé, suivi de 30 minutes de débat.

HiPhiS est soutenu par l’Université de Montpellier (UM), l’Université Paul-Valéry-Montpellier (UPVM3), la COMUE Languedoc-Roussillon Universités (anciennement PRES Sud de France), et l’IREM de Montpellier.

Coordination :

Delphine Bellis (UPVM3 UFR Philo), Laurent Boiteau (CNRS / UM), Thomas Hausberger (UM Fac des Sciences), Thierry Lavabre-Bertrand (UM Fac de Médecine).

Comité scientifique :

Manuel Bächtold, Delphine Bellis, Laurent Boiteau, Isabelle Busseau, Vincent Devictor, Alexandre Dézé, Muriel Guedj, Thomas Hausberger, François Henn, Jean-Paul Laurens, Thierry Lavabre, Alain Marciano, Henri Reboul, Christian Retoré, Jean Sallantin, Alexandre Viala.
Anciens membres : Anastasios Brenner, Hélène Hagège, Pascal Nouvel, Jean-Philippe Pin.

Conception graphique des affiches : Jean-Baptiste Brisson, Thomas Hausberger, Laurent Boiteau.


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Thème du nouveau cycle HiPhiS : « Représentations, Analogies, Abstractions » (2019)

  La notion de représentation permet d’interroger le statut de l’objet scientifique et des modalités selon lesquelles on le donne à voir dans la pratique scientifique elle-même. S’agit-il d’un double du réel ? S’agit-il d’une idéalisation ? S’agit-il d’une abstraction ? La représentation nous donne-t-elle accès à ce qui échapperait autrement à la perception sensible (représentation d’atomes, de molécules, etc) ? Ou s’agit-il de donner à voir ce qui relèverait en principe du pur concept (statut des objets mathématiques par exemple) ? En sciences, la réalité ne se réduit pas à des représentations donnant lieu à des preuves formelles, pas plus qu’elle ne se réduit à des manifestations donnant lieu à des preuves empiriques. Mais comment raisonner de manière correcte sur des objets qui ne sont pas toujours parfaitement déterminés ? Comment se représenter ce qui en eux n’est pas encore connu ?
  Si les représentations renvoient plutôt aux objets de la science, à leur rapport au réel, au rôle de la sémiotique, etc, de leur côté l’analogie et l’abstraction renvoient aux méthodes de la science, à ses modes de raisonnement : abstraire, c’est isoler des aspects communs à différentes situations (en s’extrayant des contextes) de façon à établir des résultats généraux et permettre des unifications. Les analogies permettent le transfert de méthodes et d’intuitions d’une situation ou d’un domaine vers un autre, alors que l’application de ces méthodes ou intuitions aurait pu ne pas être considérée comme légitime a priori mais peut se révéler particulièrement féconde d’un point de vue heuristique ; ainsi, Maxwell s’était-il explicitement inspiré des équations de la mécanique des fluides pour formuler ses lois de l’électromagnétisme.
  Or, de même que la construction de représentations mobilise (parfois implicitement) des processus d’abstraction ou d’analogie (cf. la représentation de molécules sous formes de balles reliées par des ressorts), de même ces dernières peuvent-elles rarement se passer de représentations des objets sur lesquelles elles opèrent. Un des problèmes qui peuvent se poser est alors celui de la distorsion ou de l’éloignement par rapport au réel ou aux conditions concrètes que ces procédures et représentations sont susceptibles d’introduire. En théorie du droit par exemple, on distingue le contrôle concret ou abstrait des normes, le second consistant à appréhender la norme sans considération de ses conditions d’application. Ainsi le contrôle de constitutionnalité des lois est dit abstrait — une qualification récemment remise en question dès lors qu’on ne peut plus juger les lois indépendamment de leur interprétation par un magistrat, spécialement depuis l’avènement en 2010 de la question prioritaire de constitutionnalité.

Voir le programme… (en cours d’élaboration)


Thèmes des cycles HiPhiS précédents (menu « Archives »)

– 2009–2010 : Langages scientifiques, Langages éthiques (11 conférences)
– 2010–2011 : Objectivité, subjectivité (7 conférences)
– 2012 (printemps) : intermède (3 conférences)
– 2012–2013 : Relations et relativisme (6 conférences)
– 2014 : La fiction et la science, éternels ennemis, éternels complices (7 conférences)
– 2016 : Simplicité, complexité, globalité (10 conférences)
– 2017 : Causes, fondements, origines (10 conférences)
– 2018 : Les controverses, moteur intellectuel du progrès scientifique (11 conférences)