Bienvenue sur le site de l'épistémologie à l'UM

À la une

Qu’est-ce que l’épistémologie ?

L’épistémologie est un domaine de recherche qui vise à comprendre la manière dont les connaissances scientifiques sont constituées, et ce, en examinant les méthodes employées (formalisation, expérimentation, modélisation, simulation numérique, traitement statistique des données…), ainsi que l’influence respective de différents facteurs (hypothèses, exigences et choix des scientifiques, contraintes empiriques, pratiques et savoir-faire dans les laboratoires, contexte social et économique…). L’épistémologie s’appuie sur les méthodes et les résultats de plusieurs domaines des sciences humaines et sociales : l’histoire des sciences, la philosophie des sciences, la sociologie des sciences ou encore les sciences cognitives.

À quoi sert l’épistémologie dans notre université ?

Aux chercheurs, l’épistémologie apporte un éclairage sur leur travail d’élaboration de nouveaux modèles ou théories, en leur offrant une mise en perspective critique des méthodes employées, en questionnant le statut accordé aux résultats de l’expérimentation (ou du calcul), aux concepts forgés et aux hypothèses adoptées, et en resituant leurs travaux dans des filiations ou dans des ruptures.

Pour les enseignants en/de sciences, l’épistémologie leur permet de se défaire de l’illusion de transparence ou d’évidence des objets de savoir, de prendre conscience de leur origine et de leur statut. Elle nourrit ainsi la réflexion sur nos modes d’enseignement et ouvre des pistes pour les améliorer. À ces égards, l’épistémologie constitue depuis une quarantaine d’années une composante essentielle des recherches conduites en didactique des disciplines scientifiques.

Pour les étudiants des disciplines scientifiques, une initiation à l’épistémologie permet de resituer les connaissances scientifiques dans l’histoire et par rapport aux autres savoirs, mais aussi de s’émanciper d’une vision naïve des sciences comme productrices de savoirs certains et neutres, et dont la signification serait indépendante de leur contexte de production.

Enfin en ce qui concerne les relations entre la science et la société, l’épistémologie peut être mobilisée avec profit pour penser les questions de la diffusion et de la communication des savoirs scientifiques, mais aussi pour aborder les problématiques liées aux choix scientifiques et techniques, notamment au sujet des questions scientifiques socialement vives (OGM, nanotechnologies, gaz de schistes…).

Les choix que nous faisons dans nos travaux de recherche et dans nos enseignements, ainsi que dans nos actions de diffusion et de communication dépendent en partie de nos présupposés épistémologiques, mêmes si ceux-ci restent bien souvent implicites. Les travaux de recherche en épistémologie peuvent ainsi contribuer à éclairer nos choix et à motiver certaines de nos décisions.

Pourquoi des Journées ?

À l’Université de Montpellier, l’épistémologie est présente à la fois comme domaine de recherche et comme domaine d’enseignement et de formation, mais elle reste encore peu visible pour la majorité des acteurs de l’université. Organisées depuis 2012 à l’UM2 sous le patronnage de l’UFR Faculté des Sciences, les Journées Épistémologie ont pour objectif d’améliorer cette visibilité. Devenues en 2015 les Journées Épistémologie de l’UM après la fusion de l’UM2 avec l’UM1, ces rencontres désormais organisées conjointement avec l’Université Paul-Valéry et sont dénommées Journées Épistémologie Montpellier.

L’objectif des 7e Journées Épistémologie Montpellier – L’argumentation : une pratique multiforme ?

Après avoir examiné les relations de l’épistémologie avec la didactique (2014), les modèles (2015), la complexité (2016), puis les positivismes (2017), ces septièmes Journées Épistémologie s’intéressent à l’argumentation. (*)

Lorsque l’on parle d’argumentation, il est courant de penser aux discours des politiciens ou des juristes, lesquels cherchent à convaincre leurs auditoires. Pourtant, l’argumentation se trouve également au cœur de nombreuses autres pratiques sociales, en particulier des pratiques scientifiques. Lorsqu’ils développent de nouveaux modèles ou de nouvelles théories, les chercheurs s’engagent dans un processus argumentatif de justification, d’évaluation et de critique des hypothèses avancées. Étudier l’argumentation en sciences revient alors à porter l’attention sur les processus de construction des connaissances plutôt que sur le statut des connaissances déjà stabilisées. Ces processus sont le lieu de l’articulation entre la théorie et l’expérience en sciences expérimentales, ou entre l’exploration de conjectures et la preuve en mathématiques. Ils sont également le lieu d’interactions sociales complexes se jouant sur le plan discursif. L’argumentation apparaît comme une pratique sociale transversale, qui se retrouve dans des domaines aussi variés que le droit, les sciences expérimentales, les mathématiques ou les sciences du langage. Certes, les contenus sur lesquels porte l’argumentation diffèrent d’un domaine à l’autre. Il en va de même pour les visées de l’argumentation. Au-delà de ces différences manifestes, peut-on identifier des disparités plus profondes qui conduiraient à parler de plusieurs « formes » d’argumentation ? À l’inverse, peut-on identifier des caractéristiques communes qui tendraient à nous faire voir l’argumentation comme un mode d’exercice universel de la pensée humaine ? Ces 7e Journées Épistémologie consacrées à l’argumentation entendent explorer ces questions dans une perspective comparatiste en croisant les regards épistémologiques portés sur l’argumentation dans une pluralité de domaines : en sciences du langage, en sciences expérimentales, en mathématiques et en droit. L’objectif est ainsi de mieux cerner les formes et les fonctions possibles de l’argumentation dans ces différents domaines.

L’objectif de cette nouvelle édition est de mettre en évidence la diversité des argumentatons, et d’interroger leurs héritages dans les sciences d’aujourd’hui. Cette rencontre sur deux demi-journées (après-midi du 22 mai et la matinée du 23 mai) s’articulera autour de quatre conférences plénières invitées, un atelier de débat numérique, une table ronde, et des communications affichées.

Ces journées sont ouvertes à toutes les personnes intéressées (chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants, enseignants du secondaire et du primaire…).

(*) Les Journées initialement programmées fin mai 2018 sur le thème « Ordonner, classifier » ont été annulées en raison des grèves dans les transports publics.


Voir en ligne :

7e Journées Épistémologie : programme et détails

Appel à communications affichées pour les journées des 22–23 mai (soumissions avant le 15 avril)

Archives Journées Épistémologie : 1e Journée (UM2, juin 2012) | 2e Journée (UM2, juin 2013) | 3e Journée (UM2, mai 2014) | 4e Journée (UM, juin 2015) | 5e Journée (UM, juin 2016) | 6e Journée (UM, mai 2017).


Fichiers à télécharger :

pdfAppel à communications affichées 2019 – PDF173.5 Ko

pdfPanorama 2012 des enseignements d’épistémologie proposés à l’UM2 – PDF231.5 Ko

Présentation

Qu’est-ce que l’épistémologie ?

L’épistémologie est un domaine de recherche qui vise à comprendre la manière dont les connaissances scientifiques sont constituées, et ce, en examinant les méthodes employées (formalisation, expérimentation, modélisation, simulation numérique, traitement statistique des données…), ainsi que l’influence respective de différents facteurs (hypothèses, exigences et choix des scientifiques, contraintes empiriques, pratiques et savoir-faire dans les laboratoires, contexte social et économique…). L’épistémologie s’appuie sur les méthodes et les résultats de plusieurs domaines des sciences humaines et sociales : l’histoire des sciences, la philosophie des sciences, la sociologie des sciences ou encore les sciences cognitives.

À quoi sert l’épistémologie dans notre université ?

Aux chercheurs, l’épistémologie apporte un éclairage sur leur travail d’élaboration de nouveaux modèles ou théories, en leur offrant une mise en perspective critique des méthodes employées, en questionnant le statut accordé aux résultats de l’expérimentation (ou du calcul), aux concepts forgés et aux hypothèses adoptées, et en resituant leurs travaux dans des filiations ou dans des ruptures.

Pour les enseignants en/de sciences, l’épistémologie leur permet de se défaire de l’illusion de transparence ou d’évidence des objets de savoir, de prendre conscience de leur origine et de leur statut. Elle nourrit ainsi la réflexion sur nos modes d’enseignement et ouvre des pistes pour les améliorer. À ces égards, l’épistémologie constitue depuis une quarantaine d’années une composante essentielle des recherches conduites en didactique des disciplines scientifiques.

Pour les étudiants des disciplines scientifiques, une initiation à l’épistémologie permet de resituer les connaissances scientifiques dans l’histoire et par rapport aux autres savoirs, mais aussi de s’émanciper d’une vision naïve des sciences comme productrices de savoirs certains et neutres, et dont la signification serait indépendante de leur contexte de production.

Enfin en ce qui concerne les relations entre la science et la société, l’épistémologie peut être mobilisée avec profit pour penser les questions de la diffusion et de la communication des savoirs scientifiques, mais aussi pour aborder les problématiques liées aux choix scientifiques et techniques, notamment au sujet des questions scientifiques socialement vives (OGM, nanotechnologies, gaz de schistes…).

Les choix que nous faisons dans nos travaux de recherche et dans nos enseignements, ainsi que dans nos actions de diffusion et de communication dépendent en partie de nos présupposés épistémologiques, mêmes si ceux-ci restent bien souvent implicites. Les travaux de recherche en épistémologie peuvent ainsi contribuer à éclairer nos choix et à motiver certaines de nos décisions.

Pourquoi des Journées ?

À l’Université de Montpellier, l’épistémologie est présente à la fois comme domaine de recherche et comme domaine d’enseignement et de formation, mais elle reste encore peu visible pour la majorité des acteurs de l’université. Organisées depuis 2012 à l’UM2 sous le patronnage de l’UFR Faculté des Sciences, les Journées Épistémologie ont pour objectif d’améliorer cette visibilité. Devenues en 2015 les Journées Épistémologie de l’UM après la fusion de l’UM2 avec l’UM1, ces rencontres désormais organisées conjointement avec l’Université Paul-Valéry et sont dénommées Journées Épistémologie Montpellier.

L’objectif des 7e Journées Épistémologie Montpellier – L’argumentation : une pratique multiforme ?

Après avoir examiné les relations de l’épistémologie avec la didactique (2014), les modèles (2015), la complexité (2016), puis les positivismes (2017), ces septièmes Journées Épistémologie s’intéressent à l’argumentation. (*)

Lorsque l’on parle d’argumentation, il est courant de penser aux discours des politiciens ou des juristes, lesquels cherchent à convaincre leurs auditoires. Pourtant, l’argumentation se trouve également au cœur de nombreuses autres pratiques sociales, en particulier des pratiques scientifiques. Lorsqu’ils développent de nouveaux modèles ou de nouvelles théories, les chercheurs s’engagent dans un processus argumentatif de justification, d’évaluation et de critique des hypothèses avancées. Étudier l’argumentation en sciences revient alors à porter l’attention sur les processus de construction des connaissances plutôt que sur le statut des connaissances déjà stabilisées. Ces processus sont le lieu de l’articulation entre la théorie et l’expérience en sciences expérimentales, ou entre l’exploration de conjectures et la preuve en mathématiques. Ils sont également le lieu d’interactions sociales complexes se jouant sur le plan discursif. L’argumentation apparaît comme une pratique sociale transversale, qui se retrouve dans des domaines aussi variés que le droit, les sciences expérimentales, les mathématiques ou les sciences du langage. Certes, les contenus sur lesquels porte l’argumentation diffèrent d’un domaine à l’autre. Il en va de même pour les visées de l’argumentation. Au-delà de ces différences manifestes, peut-on identifier des disparités plus profondes qui conduiraient à parler de plusieurs « formes » d’argumentation ? À l’inverse, peut-on identifier des caractéristiques communes qui tendraient à nous faire voir l’argumentation comme un mode d’exercice universel de la pensée humaine ? Ces 7e Journées Épistémologie consacrées à l’argumentation entendent explorer ces questions dans une perspective comparatiste en croisant les regards épistémologiques portés sur l’argumentation dans une pluralité de domaines : en sciences du langage, en sciences expérimentales, en mathématiques et en droit. L’objectif est ainsi de mieux cerner les formes et les fonctions possibles de l’argumentation dans ces différents domaines.

L’objectif de cette nouvelle édition est de mettre en évidence la diversité des argumentatons, et d’interroger leurs héritages dans les sciences d’aujourd’hui. Cette rencontre sur deux demi-journées (après-midi du 22 mai et la matinée du 23 mai) s’articulera autour de quatre conférences plénières invitées, un atelier de débat numérique, une table ronde, et des communications affichées.

Ces journées sont ouvertes à toutes les personnes intéressées (chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants, enseignants du secondaire et du primaire…).

(*) Les Journées initialement programmées fin mai 2018 sur le thème « Ordonner, classifier » ont été annulées en raison des grèves dans les transports publics.


Voir en ligne :

7e Journées Épistémologie : programme et détails

Appel à communications affichées pour les journées des 22–23 mai (soumissions avant le 15 avril)

Archives Journées Épistémologie : 1e Journée (UM2, juin 2012) | 2e Journée (UM2, juin 2013) | 3e Journée (UM2, mai 2014) | 4e Journée (UM, juin 2015) | 5e Journée (UM, juin 2016) | 6e Journée (UM, mai 2017).


Fichiers à télécharger :

pdfAppel à communications affichées 2019 – PDF173.5 Ko

pdfPanorama 2012 des enseignements d’épistémologie proposés à l’UM2 – PDF231.5 Ko